La nuit m'appelle, et engouffre tout.
Les raclures de mon être se débattent au fin fond de mon cortex. Les tourments de l'absurde réalité ne me laisseront jamais vaine. J'hurle mon aliénation délirante aux organes pétris de ma rage.
Mais seules la honte et la lassitude compatissent. Les sexes se mélangent, s'entrelacent, et se maudissent. Plus rien ne compte. Tout frémit sous le poids de la chasteté. Dieu me méprise. Ma
névrose lui sourit. Il suffirait pourtant d'un souffle. D'un cri. D'un coup. D'un corps.Un corps délivré de tout ces déchets pestilentiels. Un corps soulagé de toute conscience.
Un corps pur.
La nuit m'appelle, et n'engouffre rien.
Délivre moi. Déteste moi. Dévore moi.
Dévore la, cette chaire pourrie et rongée par tes silences.
Puisque tout se meut. Puisque tout s'essouffle.
Je rampe inlassablement sous tes absences.
Je crache mon haleine vide sur tes organes désarticulés.
Je gerbe ma rage assoiffée de tes promesses indélébiles.
Je m'amuse de ma déchéance dévergondée que rien n'atteint. Si ce n'est les hurlements dérisoires de ton sourire figé. Muet.
Mais, agrippe toi, arrache la, cette main que je te tends et qui bouillonne.
Le poids de tes sournoiseries mesquines piétinent mon orgeuil nauséabond.
Tout est troublé. Depuis toi.
Tu me tues, bravo.