Samedi 11 avril 2009


"D’un chagrin, j'ai fait un repos
Au coin de moi, je nous regarde
Et on a tout pour être beau,
Même si le temps nous retarde

Humain, c’est joli après tout
On travaillera nos rencontres
Pour unir les sages et les fous
Pour lire la même heure sur nos montres

Alors, c’est rien, c'est la fatigue
Si on a peur encore du noir,
Si on se cache, si on s’endigue
Dès Demain, on retournera voir

On peut bien pleurer dans nos bras
Hier, on se serrait les poings
J'ai pas senti qu’il faisait froid
Je reviens vite, les copains

C'est pas la fin, c'est une pause
J'ai toujours eu l’envie des autres,
De sourire à celui qui ose
De fous rires au moindre des notres

C'est juste que c'est la gueule au monde
Je sais, on fait jamais assez
On en a bouffé de l’immonde
Et puis après, ça va passer!

Laissez vos lumières allumées
J'ai besoin de vous souvenir
Et si ce soir, je vais pleurer
Et bien demain, je vais revenir.

Laissez vos lumières allumées
J'ai besoin de vous souvenir
Et si ce soir, je vais pleurer
Et bien demain, je vais revenir…"

Par Anna-Charlie
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Dimanche 29 mars 2009

Je ne voulais pas qu'elle me voit  comme ça. Noyée. J'avais honte, ses peurs que je n'ai pas su rassurer. J'aurai du lui prendre la main, "N'aies plus peur, prends moi la main", je lui avais promis. Les pas sombres dans la nuit, les cris incontrollés. Je me souviens toujours du moindre claquement perdu.

La nuit saccage tout. Sauf nos rires, et le battement du coeur qui s'affole. La course s'arrête, je ne prendrai plus de risque. Le sommeil me nargue et les mots me rejettent. Plongeons.

(Je chercherai ton visage. Je n'aurai plus peur de te froisser, et de te briser la chair. Je n'aurai plus peur de me tromper, je ne retiendrai plus rien. Alors, je serai moi, dans les yeux d'une myrtille. Venez vous loger sous mes ongles, on se racontera des histoires que personne ne comprend. On jettera des bombes à eaux par la fenêtre. On soufflera sur les fleurs. On piquera les bérets des vieux papis. Ce serait une deuxième enfance, une enfance beaucoup plus triste et profonde, ce sera notre enfance. Nos rires en guise de manteau. Ne prenez pas de gant, partons.)



Par Anna-Charlie
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Mercredi 25 mars 2009
J'ai cherché, vous savez. Je connais votre "colis" par coeur. Endroit, envers. Le nombre d'étoiles, la place de chaque couleur. La photo du père sur mon mur. Du vi(e)de ? Certainement pas, il faut que nous vivions, nous nous le sommes promis. (7 mois ! Bien sûr que ça compte! Vous avez moins d'eau dans les poumons.) Devenons méchante, encore plus. On s'en fiche, ils ne savent rien, ils ne comprennent rien. Je n'ai pas aimé quand ils ont fouillé dans la boîte de P., vous savez. J'avais l'impression que toutes leurs perverses petites mains étaient en train de trifouiller à l'intérieur de vos tripes. Qu'ils jouaient avec vos organes. Etrange. J'ai préféré m'éloigner. Je m'égare. Tout, Melle Myrtille, je connais tout de votre "croquis", "dessin" ? Aaah, c'est indéfinissable. Mais, j'ai encore de nombreuses choses à découvrir. Tout a un sens, j'en suis sûr. Je trouverai, AhAh. Et puis, le livre! Le livre!! Merci, je prendrai le temps, et savourerai chaque mot, comme vous me l'avez conseillé. J'ai hâte.

Regardez, c'est pitoyable, il n'y a rien à dire, c'est tellement au dessus de tout ça. Mais je sais que vous comprenez.

Je continue de danser, je souris. Vous entendez ça, Mademoiselle ? Oh oui, écoutez bien. C'est doux. Ou sommes-nous ? Nous sommes loin, c'est certain. Hum, sous terre ? Avec les fourmis ? Non, nous sommes chez Frantz, regardez-le. Chut ! Il va nous entendre, venez ! Là ! Soulevez la nappe! Oui, c'est vraiment moche des escargots, écrasons-les. Han. Surtout ne vous retournez pas, surtout ne vous retournez pas! Nooon ! Je vous avais dit que.. ! Vous êtes insupportable! Voilà, vous pleurez. Oui, elle est belle, je sais. C'est Bianca, prenons lui la main. Mais, arrêtez de lui tirer les cheveux! Mangez plutôt votre KitKat! Ca y est, "il pleut, c'est malheureux, il pleut".  Prenez ma main, n'ayez pas peur, venez. Vous savez, Charlie, ne sait pas de quelle couleur il est, mais il s'en fiche, car vos yeux ont toutes les couleurs qu'ils veulent. Je vous attends. Bien sûr, je vous attends. C'est différent cette fois ? Mais si les mots ne suffisent plus.. La course commence, le premier arrivé à X a gagné! Trois, deux, un. PAN ! Mince, Romain est mort. Tant pis, on le congèlera.



Par Anna-Charlie
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Mercredi 25 mars 2009
De couleurs, beaucoup de couleurs. Partout. Rouge. J'entends la voix du frère, une voix d'enfant : "Pars ou tu ne te réveilleras plus jamais." Les crocodiles me guettent, ils effraient ma mère. Je suis enfermée dans une pièce blanche, vide et stérile, tout résonne mais je n'entends rien. Je pense que je pleure. Ce n'est pas mon corps, pourtant. Vert. Il y a toujours cette bague, et cette robe violette, merde mais qu'est-ce que ça représente ? Pourquoi cette femme ne me montre-t-elle jamais son visage ? Pourquoi cet homme a-t-il un serpent à la place du penis ? Noir. La voix revient. J'ai envie de lui ouvrir le ventre, et de lui arracher les yeux. Je déteste les voix d'enfants. L'enfance comme première mort. Personne ne se souvient précisemment des convulsions juvéniles. Ce qu'il y a après la mort ? Un songe de gosse. Nous ne sommes vivants dans l'instant présent, autant dire que nous sommes tous mort. (Ou tous vivant, tout dépend de votre verre. Est-il à moitié plein, ou à moitié vide ?) Jaune. De la peinture coule sur les murs, une drôle de couleur, insaisissable. La pièce n'est plus stérile, j'ouvre les yeux, et je perçois les cris de ma mère. Je ris. Bleu. Elle meurt, l'homme serpent l'etouffe. Et les crocodiles la dévore. Et je ris, aux éclats. Je lèche la peinture, et je griffe les murs. Ca saigne. La femme sans visage me serre, et me donne cette bague. La présence qui apaise. Je voudrai percer son regard, et paralyser ses lèvres, mais il n'y a rien. Pas même l'ombre d'une figure. Orange. Le vent. Une légère brise dans les cheveux, et tout disparait. Le silence crache sur les couleurs. Je me démembre petit à petit. Ce n'est pas douloureux, la femme sans-visage est là. La bague tombe, et roule, roule, roule.


Par Anna-Charlie
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Samedi 14 mars 2009

J'ai parfois peur que tout s'essouffle, et que plus rien ne compte. J'ai peur que la magie s'évapore. Mais quelle magie, après tout.

Je voudrais me retrouver, rien qu'avec toi. Que tu me livres tes folies les plus profondes. Tes envies les plus perverses. Nos gens, vous savez, ceux-là. Les adorables, "ils". Ces gens-là, sont des parasites. Ils nous empêchent de respirer en développant cette pudeur. On les aime, n'est-ce pas ? Je les aime, je crois, oui. Mais ils ne me connaissent pas.

Je n'aime pas quand tu pleures. Je me sens bête et impuissante. Je me retiens de pleurer, aussi. La prochaine fois, nous pleurerons pour rien. Et juste après, on se brisera les côtes à force de rire, tu veux ?
Tu sais, avec toi, je ne sais jamais comment faire. Je ne veux rien brusquer. Mais je veux tout apprendre. Je veux te découvrir, à petit feu. L'ambition me donne le vertige. Mais je me rattrape aux mots, alors je ne tombe pas, pas encore.

Hurlons dans le métro ! Oui. On réveillera les vieux et les enfants. Les autres nous frapperont. D'autres à coup sûr rigoleront. On fera peur aux chiens, et aux pétasses en talon. On n'aura plus de voix. Les gens chercheront une raison à nos cris, ils ne comprendront rien. Après nos cris, le silence. La stupéfaction. BOUH! AhAh, nous maitrisons tout, Melle S., nous les maitrisons tous. Je ris, oh oui, tu entends comme je ris ? Ils ont cru pouvoir nous arrêter, mais ils ne peuvent pas ! Puisque nous n'allons nulle part.



Par Anna-Charlie
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Le délice amoureux.

 
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