Dimanche 23 août 2009

                                                                                  
                                                          Le trouble de l'eau qui englobe les peurs enfantines.


                                                           Les souvenirs ne sont que des visages de noyés.
                                   

                                                           Il faudrait se briser la chair sur les rivières mortes.


                                                           S'engouffrer dans les sanglots des filles. Et s'étouffer.
 

 
Noyons nous, dans leurs baves sales. Pourrissons leur langue. Mordons leurs envies frivoles et engluons-les de notre douce folie. Coulons. Murmurons-nous, entre les seins, que rien est tragique, tout est irréel. Se taire, et écoutez les cris perçants au loin. Les corps qui brûlent. Et les pulsions qui crèvent, crèvent, crèvent.


Par Anna-Charlie
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Samedi 22 août 2009



Les mots ne viennent plus, ils n'étouffent plus. Rien a de sens, rien ne s'enchaine, et pourtant. Il n'y a plus de secrets. Plus de brume. Et tout se serre, dans la gorge. Oublions.

 
Le souffle chaud sur la nuque. La bague au doigt. Les ongles noirs, et sales. Les rires qui renferment la moisissure des larmes fades. L'odeur de cigarette fanée dans les cheveux de paille. Le sang entre les cuisses, le sexe qui pleure. Le sexe qui sait. La violence exaltée. Il y a trop de bruits autour. Trop de cris. Trop de rires. Ces corps qui ne comprennent pas. Qui ne savent que les marques sur le cou. Le ventre qui bouillonne et que rien n'apaise. Si ce n'est les mots de Ma demoiselle S. On se sait. On se sème. On s'aime. Il faut que j'enferme ses yeux, et son rire, dans une jolie boîte. Et tout ira bien. J'oublierai le reste, et je serai Cap de tout, avec sa main dans la mienne. Cap de manger des pâtes bolognaise/saumon trop chaude quand il fait 37° dehors. Cap de rire dans un cours, sans interruption. Cap de gifler M. Cap d'inventer de nouvelles revendications grévistes. Cap de raser tous les roux. Cap de prendre un parapluie quand il fait beau. Et de mettre un short quand il pleut. Cap de tuer mon chien. Cap de me faire saigner. Cap de pleurer devant tout le monde. Cap de chanter Bianca & Sierra n'importe où. Sous sa peau, je suis Cap de traverser la route quand le feu est vert. Cap d'appeler un pigeon chinois, Julio et de l'élever toute sa vie. Cap de lire le dictionnaire en deux semaines. Cap de les frapper, tout ces "ils". Cap d'embrasser de minuscules fourmis rouges. Cap d'embrasser un asiatique en ouvrant grand les yeux. Cap de vénérer Peter Pan. Cap d'imiter Françoise Hardi. Cap de rater ma vie. Cap de lui lisser les cheveux, avec une fourchette, un briquet, ou une louche en bois. Cap de voler une baraque à frites, et faire le tour du monde. Cap de dire n'importe quoi. Cap de fermer ma gueule, quand il le faut. Nous nous comblerons, et le reste du monde admirera nos médisances désintéressées. Nous grimperons aux arbres, et l'odeur des corps meurtris nous amusera. On crachera sur leurs sexes durs. Je n'aurai plus de feuilles mortes dans les cheveux, elle enlèvera tout, une par une. La nouvelle ère. Le nouvel air. Envolons-nous, encore.

My name was Loretta.




Par Anna-Charlie
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Jeudi 16 juillet 2009

"Que je vous aime.


Regardez, je commence à être saoule et je bégaie et c'est absolument horrible, parce que ce que je dis je le pense réellement. Et je pourrais rester tout le temps avec vous tellement je suis heureuse. Je me sens aimée par vous deux.

...Et l'autre qui me regarde avec les yeux en couilles de mites, d'un air sournois, en pensant : oui ma petite, tu peux toujours causer, mais je t'aurai.
Je vous en prie Alexandre, je ne joue pas la comédie. Mais qu'est-ce que vous croyez...

...Pour moi il n'y a pas de putes. Pour moi, une fille qui se fait baiser par n'importe qui, qui se fait baiser n'importe comment, n'est pas une pute. Pour moi il n'y a pas de putes, c'est tout. Tu peux sucer n'importe qui, tu peux te faire baiser par n'importe qui, tu n'es pas une pute.
Il n'y a pas de putes sur terre, putain comprends-le. Et tu le comprends certainement.

La femme qui est mariée et qui est heureuse et qui rêve de se faire baiser par je ne sais qui, par le patron de son mari, ou par je ne sais quel acteur merdique, ou par son crémier ou par son plombier... Est-ce que c'est une pute? Il n'y a pas de putes. Y a que des cons, y a que des sexes. Qu'est-ce que tu crois. Ce n'est pas triste, hein, c'est super gai.

...Et je me fais baiser par n'importe qui, et on me baise et je prends mon pied.
...Pourquoi est-ce que vous accordez autant d'importance aux histoires de cul?
Le sexe...
Tu me baises bien. Ah! comme je t'aime.
Il n'y a que toi pour me baiser comme ça. Comme les gens peuvent se leurrer. Comme ils peuvent croire. Il n'y a qu'un toi, il n'y a qu'un moi. Il n'y que toi pour me baiser comme ça. Il n'y a que moi pour être baisée comme ça par toi.
...Quelle chose amusante. Quelle chose horrible et sordide. Mais putain, quelle chose sordide et horrible.

Si vous saviez comme je peux vous aimer tous les deux. Et comme ça peut être indépendant d'une histoire de cul. Je me suis fait dépuceler récemment, à vingt ans. Dix-neuf, vingt ans. Quelle chose récente. Et après, j'ai pris un maximum d'amants.
Et je me suis fait baiser. Et je suis peut-être une malade chronique... le baisage chronique. Et pourtant le baisage j'en ai rien à foutre.
Me faire encloquer, ça me ferait chier un maximum hein! Là, j'ai un tampax dans le cul, pour me le faire enlever et pour me faire baiser, il faudrait faire un maximum. Il faudrait faire un maximum. Il faudrait m'exciter un maximum. Rien à foutre.

Si les gens pouvaient piger une seule fois pour toutes que baiser c'est de la merde.
Qu'il n'y a une seule chose très belle: c'est baiser parce qu'on s'aime tellement qu'on voudrait avoir un enfant qui nous ressemble et qu'autrement c'est quelque chose de sordide...
...Il ne faut baiser que quand on s'aime vraiment.

Et je ne suis pas saoule... si je pleure... Je pleure sur toute ma vie passée, ma vie sexuelle passée, qui est si courte. Cinq ans de vie sexuelle, c'est très peu. Tu vois, Marie, je te parle parce que je t'aime beaucoup.
Tant d'hommes m'ont baisée.
On m'a désirée parce que j'avais un gros cul qui peut être éventuellement désirable. J'ai de très jolis seins qui sont très désirables. Ma bouche n'est pas mal non plus. Quand mes yeux sont maquillés ils sont pas mal non plus.
Et beaucoup d'hommes m'ont désirée comme ça, tu sais, dans le vide. Et on m'a souvent baisée dans le vide. Je ne dramatise pas, Marie, tu sais. Je ne suis pas saoule.
Et qu'est-ce que tu crois, tu crois que je m'appesantis sur mon sort merdique. Absolument pas.

On me baisait comme une pute. Mais tu sais, je crois qu'un jour un homme viendra et m'aimera et me fera un enfant, parce qu'il m'aimera. Et l'amour n'est valable que quand on a envie de faire un enfant ensemble.
Si on a envie de faire un enfant, on sent qu'on aime. Un couple qui n'a pas envie de faire un enfant n'est pas un couple, c'est une merde, c'est n'importe quoi, c'est une poussière... les super-couples libres...
Tu baises d'un côté chérie, je baise de l'autre. On est super-heureux ensemble. On se retrouve. Comme on est bien. Mais c'est pas un reproche que je fais, au contraire.

Ma tristesse n'est pas un reproche vous savez...
C'est une vieille tristesse qui traîne depuis cinq ans...

Vous en avez rien à foutre. Regardez tous les deux, vous allez être bien... Comme vous pouvez être heureux ensemble."


Par Anna-Charlie
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Lundi 15 juin 2009





Les mots sont morts. Le Delta qui remue sous la peau. Lui, il connait mes mains. Il console mes lèvres. Et mange mes cookies. Son ventre nous sourit, regardez. Plus rien ne compte, puisqu'il y a ses bras.
Par Anna-Charlie
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Dimanche 7 juin 2009


Ses phrases anglaises. Sa main sur mon dos. Ses yeux, et ses tatouages. Je ne veux rien raconter, c'est tellement de larmes dans les veines. Kimya, une beauté qui nous bouscule. Une drôle de fragilité, que l'on savoure.

Par Anna-Charlie
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Le délice amoureux.

 
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